Archives pour la catégorie Sciences

Articles et contenu traitant de sujets scientifiques

Campagne crowd-holographing

Salutations !

Dans le but d’améliorer mon laboratoire d’holographie, je chercher à financer en crowd-funding une nouvelle alimentation haute-tension pour pouvoir démarrer mon nouveau laser, voici à quoi ressemble la bestiole :

Mes bricolages d’alimentation étant restés infructueux, il va me falloir en acheter une auprès du fabriquant. Et ça coute 500 balles.

Voici ce que j’arrive à faire pour l’instant avec un laser beaucoup plus petit :

Et voici ce que je faisait il y a très longtemps, avec un laser encore plus petit :

Bref, j’en appelle aux candidats qui souhaitent participer à cette campagne exceptionnelle 🙂

Objectif : atteindre 500 euros pour acheter la bonne alimentation pour le gros laser chez Lasos en Allemagne et pouvoir monter en gamme dans la taille des plaques que je peux produire ainsi que la profondeur de champs.

Idéalement, il suffirait de 10 personnes qui donnent 50 euros, ou 20 qui donnent 25 !

Et en échange on gagne quoi ??

On gagne un hologramme ! Du même type que ceux présentés plus haut, comme par exemple le médaillon serpentard ou une pièce de bitcoin ou tout autre idée que vous auriez et qui est faisable dans mon labo !

Les pseudos/noms ou les adresses twitters ou vos URLs de chaines youtubes seront citées ici pour vous réserver la place ET vous donner un peu de référencement !

C’est parti pour les premiers contributeurs, on part sur des participations de  25 euros !

Contributeur 1 : Xheres
Contributeur 2 : Azadélia
Contributeur 3 : Yarkane
Contributeur 4 : Iridius
Contributeur 5 : Maximilien
Contributeur 6 : Inposa
Contributeur 7 : Khanna
Contributeur 8 : Methle
Contributeur 9 : Keiko
Contributeur 10 : Mat Fenric
Contributeur 11 : Urzah
Contributeur 12 : ______
Contributeur 13 : ______
Contributeur 14 : ______
Contributeur 15 : ______
Contributeur 16 : ______
Contributeur 17 : ______
Contributeur 18 : ______
Contributeur 19 : ______
Contributeur 20 : ______

Il n’y aura que 20 participants nécessaires pour lancer tout ça, et les hologrammes produits seront donc une série ultra-limitée-collector-de-la-mort que vous allez pouvoir épater tous vos visiteurs avec tellement ça en jète d’avoir ça dans son salon !

Comment participer ? Soit j’arrive à lancer une campagne kickstarter (mais ils prennent une comission) soit vous me faites simplement un e-mail ou une mention sur twitter pour m’informer de votre participation (n’envoyez pas d’argent, on attend d’avoir suffisamment de personnes pour lancer le projet et si c’est tout bon alors on fera un coup de paypal et vous serez livrés sous 30-40 jours maxi !)

Note spéciale aux joueurs de la communauté d’Herobrine : Un mantra collector sera planqué dans l’hologramme…

Comment j’ai tenté de sauver mon disque dur

Vous le savez si vous lisez ce blog ou que vous appartenez à une de mes communautés en ligne, mais, j’avais eu une sérieuse panne informatique sur les 2 disques durs de mon serveur web.

Évidemment, la perte de données est colossale et correspond à 18 mois d’activité, de messages, de participations etc. Mes backups ? j’en avais mais j’avais pas vérifié que le mysqldump sortait bien les caractères UTF8… ( bah, non en fait, si comme moi vous utilisiez encore la redirection > dump.sql ).

Bref, voici la bête morte expédiée de chez OVH à grands frais ( sponsorisés par de valeureux membres de la communauté d’Herobrine.fr ):

Scanitto_2015-03-27_004_002

Ce disque dur présente le tableau clinique du mort, c’est à dire : aucun signe vital et une rigidité certaine des pièces normalement mobiles à l’intérieur : traduction, rien ne se passe quand on le branche et il n’est pas détecté.

A partir de là, plusieurs scénarios :

Soit j’envoie le disque chez un professionnel de la récupération de données et je débourse au minimum 1500 euros sans garantie de pouvoir exploiter les données (qui ont peut être pris un coup dans la tronche)

Soit je le répare moi même avec le risque de perdre définitivement toutes les données si jamais il en restait une trace.

J’ai opté pour le deuxième choix, et j’ai donc recherché sur internet une carte contrôleur de rechange, il m’a fallu trouver exactement la même référence, les mêmes numéros de série des puces, bref, tout pareil. C’était pas très simple, mais j’ai fini par trouver exactement celle que je voulais pour 35 dollars.

Je l’ai donc montée à la place de l’autre dans le disque dur :

IMG_2197

J’ai branché tout ce petit monde à un adaptateur SATA->USB et… rien. Je ne vous cache pas ma déception alors. Zut, y a un truc qui va pas.

Après quelques recherches il s’avère que certains disques 3,5 pouces sont un peu plus gourmands que d’autres en courant électrique et voltage. —évidemment— mon disque était dans cette liste, j’ai donc du acheter un boitier externe pour disque dur sata 3.5 pouces pour le connecter dans les bonnes conditions.

Et là… rien non plus.

Bon, je me dit que c’est pas la carte contrôleur ( les experts appellent ça une PCB ) et que ce n’est pas non plus ma connectique USB & alimentation. Par élimination, j’en déduis qu’il reste 2 pistes : une mauvaise reconnaissance logicielle par mon ordi ou une défaillance plus importante dans le disque, genre moteur cramé.

J’ai éliminé la question de reconnaissance logicielle en connectant le disque à un PC sous Windows, et le verdict est le même : le disque n’est pas détecté, même pas listé dans les périphériques connectés.

Reste donc la piste de défaillance dans le disque dur. J’ai donc lancé encore quelques recherches sur le net, à propos des tableaux cliniques de disques durs Seagate HS et je suis tombé sur une vidéo intéressante d’un technicien de chez Donor Drives ( un site spécialisé dans la revente de vieux disques durs d’occasion, pour pièces ). Cette vidéo donc, expliquait que certains disques —évidemment le miens est dans la liste— avaient besoin d’une transplantation de puce pour que la nouvelle carte contrôleur soit reconnue par le disque !

J’identifie donc la puce en question, qui a 8 pattes et qui renferme une NVRAM comportant ce qui s’approche d’un numéro UUID de disque et dont le disque a besoin pour fonctionner avec la carte.

IMG_2213

Il faut donc dessouder cette puce de la carte HS et la ressouder sur la carte de remplacement. Je ne suis pas électronicien, je dois avouer que cette manœuvre avait quelque chose d’assez effrayant pour un néophyte.

J’ai donc pris une pince à épiler, et une décapeuse thermique (oui oui, le gros sèche cheveux qui chauffe à 300° pour décoller la peinture )  et j’ai tiré sur la puce pendant que je faisait fondre les soudures en étain avec la décapeuse. ( c’est flippant )

En fait, c’est venu plus facilement que j’imaginais, les pattes de la puce n’étant pas « plantées » dans la carte en plastique, mais juste « posées » sur les soudures. J’ai du faire attention aux autres petits composants autour de la puce, genre les petites résistances qui demandaient qu’à fondre avec.

Opération extraction : OK.

IMG_2214

Ensuite, j’ai du extraire de la même manière la puce de la carte d’origine, la fameuse puce qui contient le sésame d’accès au disque dur. J’ai procédé de la même manière et voilà :

IMG_2216

Cette précieuse petite puce contient donc des données vitales pour la suite, j’ai du la ressouder sur la nouvelle carte, il fallait pour ça bien aligner les pattes sur les soudures (pas évident, car la forme en bosse des soudures faisaient glisser dans les ceux les pattes, ce qui positionnait naturellement la puce « entre » deux soudures).

J’ai finalement réussi à positionner la puce en équilibre sur les soudures, et quand c’était bon, j’ai appuyé dessus doucement avec un tournevis pour la garder plaquée contre les soudures pendant que je chauffait à la décapeuse pour faire fondre l’étain, là encore ça s’est plutôt bien passé, j’avais assez peur pour les petits composants autour, mais ils n’ont pas bougé, en témoigne une inspection minutieuse des travaux à la loupe :

IMG_2219

Avant de remonter la carte sur le disque j’ai passé un coup de gomme sur les zones de la carte qui accueillent les contacts à ressort du disque dur, pour être sur qu’il n’y avait plus de trace d’oxydation et qu’il n’y ait pas de faux contact :

Avant :IMG_2222

Après :IMG_2223

Je remonte donc la carte sur le disque dur, les petites vis en forme d’étoile ne résistent pas à mon mini tournevis pour resserrer les lunettes :

IMG_2224

Je laisse tout ce petit monde refroidir, puis je rebranche le disque à l’ordinateur via son boitier externe.

Je met le contact sur le boitier, et là j’entends le disque s’allumer ( yeah ! ).

Je branche alors le cordon USB à l’ordinateur, et alors que l’ordi demande au disque de s’identifier je déchante, j’entends un beep beep beep pas très amusant en provenance du disque. Le beep beep beep en question est en fait le bruit que fait une tête de lecture quand elle se cogne dans sa butée de parking, au lieu d’aller vérifier qu’elle est en état de répondre à l’ordinateur avec son petit nom de disque dur Seagate.

Ce disque dur, dans l’état actuel pourrait encore être sauvé par une greffe de têtes de lecture, mais la greffe en question nécessite un « disque donneur d’organes », et ça, c’est 200$ à sortir, et l’opération est un poil plus violente car elle nécessite d’ouvrir le sarcophage étanche du disque pour remplacer les têtes (qui sont très, très fragiles), vu mon niveau et mon outillage, je ne vais pas tenter cette opération car je sais que je n’ai pas de grandes chances d’arriver à sauver les données, il est tout à fait possible, de plus, qu’une tête défectueuse soit aller tracer un sillon de charabia sur le disque et que les données dessus sont en fait déjà mortes.

salleblanche

Conclusion : si c’était à refaire, je le referais sans hésitation, cette manœuvre était effrayante, mais en prenant le temps de faire les choses bien, elle est tout à fait accessible aux profanes soigneux, et permet très probablement de récupérer des données dans le cas d’un disque donc la carte PCB est morte, dans le cas où — et c’est évidemment le miens— le disque était doublement mort, carte ET têtes de lectures, ça permet au moins d’avancer d’une étape et de poser un diagnostique assez fiable.

Je tiens à remercier chaleureusement les personnes qui se sont cotisées pour tenter cette opération de sauvetage, elle n’a hélas pas réussi à donner les résultats espérés, mais elle a contribué à faire progresser notre connaissance du sujet, d’où cet article sur mon site pour que cet investissement n’ait pas été vain !

EPILOGUE

Après quasiment 2 ans au garage, j’ai fini par me résoudre à ouvrir le disque pour voir l’intérieur et avoir le coeur net concernant ce disque dont je n’espérais plus rien.

Et bien.. je peux l’affirmer maintenant, j’aurais eu le plus grand mal à le faire fonctionner même avec la transplantation de carte, et pour cause, l’observation du plateau montre clairement un sillon « gravé » au beau milieu, signe que la tête de lecture, qui est normalement en lévitation magnétique, s’est littéralement  crashée sur le disque ( donc disque mort ET tête morte).

Sans rancunes donc ! Je vais maintenant pouvoir me servir de ce disque comme sujet pour mon atelier « holographie ».